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Strates, couches, fonds, formes, le travail se construit avec la volonté de concilier différents médiums. Entre estampe, impression, photographie et dessin, Odile Baurens cherche les limites et différences mais surtout les relations et les possibles agencements. Depuis son retour de Chine ou elle a vécut 8 ans, son envie aussi de concilier deux cultures différentes interroge les supports, les espaces "vide et plein", les lignes. Et des questions qui résonnent : Que retient-on d'une rencontre, que percevons-nous ou comprenons-nous d'une autre façon de vivre, que retenons-nous et surtout comment combiner ces nouvelles interrogations avec notre culture originelle?
Il est aussi question de réapprendre le temps, temps de la rencontre, temps du travail, temps de réflexion, temps qui s'écoule mais qu'il est nécessaire de prendre pour essayer d'assimiler.
Ces interrogations trouvent des réponses sur le plan technique, d'une part (les médiums et matériaux utilisés), mais aussi symbolique et esthétique. Les références mythiques s'entrecoissent : l'arbre revient sans cesse dans ces histoires. Il est porteur de ces temps. Il est aussi, dans toutes les civilisations, le support de symboles toujours vivants - arbre de la connaissance, cosmos, vie, temps, ou arbre constructeur.

 

1- 2013/2014 : L'arbre desséché renaît au printemps (Estampes, Dessins)

L'arbre reproduit le cycle éternel : naissance, vie, mort. Il y a, entre l'humain et l'arbre, un rapport étroit que toutes les traditions ont célébrées. Les arbres d'Ovide cache une nymphe métamorphosée pour le chagrin ou la vertu. L'arbre constructeur (Jian-Mu 建木), lui s’élève au Centre du Monde en déployant ses neuf branches et neuf racines. Il relie le monde terrestre au monde divin.

2- 2010/2013 : Haut-Bas (Photographies, Dessins)

Se déraciner et "porter tous les jours sa croix" comme le disait Simone Weil. Et si on déterrait un arbre, que verrions-nous? Ici, quelques illustrations.

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3- 2005/2010 : Partage (Photographies, Dessins, Peintures)

Ce travail se tourne davantage sur la condition féminine. Le plus souvent, la photo résulte d’une réelle rencontre avec la personne, au-delà de tout langage (les photographies ont été prises en Chine). Des croquis ont aussi été réalisés dans ces moments de rencontres. Puis photographies et dessins sont retravaillés en PAO (publication assistée par ordinateur).
Car pour Odile Baurens, la photographie rend compte de l’instant, découpe le réel, fragmente et isole le temps. Cette précision et recherche d’un point de vue, cette magie de la lumière à saisir en un clic reste un moyen indéniable pour garder trace. Mais il lui faut compléter, rajouter, renchérir… poser une touche plus personnelle, un geste plus libre de mouvement. Et interroger cette relation ambiguë de deux entités de prime abord opposée : la peinture et la photographie. Entre la gestuelle et la technicité, entre l’immatériel et la représentation d’un réel, entre un liquide et une surface… pas une seule issue mais d’infinies possibilités, pas une préférence de l’une pour l’autre mais recherche soutenue d’une possible harmonie.

4- 2004/2005 : Des femmes en Chine (Photographies)

Quelques 400 photos de femmes chinoises ont été prises lors de son premier voyage en Chine qui s’est prolongé sur une période de neuf mois, de novembre 2004 à août 2005. Neuf mois à la découverte de paysages rétiniens, entre mégapoles urbaines et campagnes désolées, entre jungles et déserts, sur les toits du monde et les plaines en dépression. Neuf mois aussi à la recherche de ce qui se passe, entre histoires ancestrales et avenir déjà là. De villes en villages, de mégapoles en régions désertiques, de jungles en cimes enneigées, Odile a rencontré tellement de visages différents. Une goutte d’eau dans une mer infinie, la Chine et ses habitant-e-s ne peuvent se rencontrer en neuf mois, c’est une des rares certitudes qu'elle avait ramenée.